"Cette décision est incorrecte et illégale, et nous ferons appel", a annoncé le groupe technologique dans un message publié aujourd'hui sur son site web.

Les litiges avec Bruxelles sont tranchés par la Cour de justice de l'Union européenne, basée à Luxembourg.

En Europe, Meta est tenu d'obtenir le consentement des utilisateurs pour combiner les données de ses différents services afin de créer des profils publicitaires.

Pour se conformer à cette exigence, le groupe américain a proposé aux utilisateurs de ses plateformes Facebook et Instagram un abonnement payant qui leur permet de ne pas être ciblés par la publicité. En revanche, s'ils souhaitent conserver la gratuité du service, ils doivent consentir à fournir leurs données.

Le 24 avril, la Commission européenne a jugé que le choix entre "payer ou consentir" obligeait finalement les utilisateurs à donner leur consentement et n'était pas conforme à la loi européenne sur les marchés numériques (DMA), entrée en vigueur l'année dernière pour mettre fin aux abus de position dominante de la part des géants de la technologie.

L'amende de 200 millions d'euros infligée à Meta est la première à être adoptée en vertu du nouveau règlement, de même que la sanction de 500 millions d'euros infligée à Apple.

Ces deux décisions interviennent à un moment délicat pour les relations transatlantiques, dans un contexte de tensions commerciales provoquées par les droits de douane de Donald Trump.

Apple et Meta, ainsi qu'une autre entreprise du secteur, Alphabet, propriétaire de Google, font l'objet de plusieurs poursuites pour abus de position dominante, tant en Europe qu'aux États-Unis.